L’achat des prothèses pour Kerpape, le bout du tunnel ?

Cela faisait des semaines, devenues des mois, que je les harcelais – et j’espère que la secrétaire du Docteur Verschoore ne m’en tiendra pas rigueur – mais cela a fini par payer : je continue (et j’espère, termine) ma rééducation au Centre de Kerpape en Bretagne à partir du 13 juin. Comme vous avez dû le voir dans un post précédent, ils ont eu un cas similaire au mien en plusieurs points, et connaissent bien l’appareillage et la rééducation nécessaires. J’y vais, entre autres, grâce à mon médecin traitant et à celle qui me suit au Centre anti-douleur, et finalement avec l’aval du Docteur Laroyenne des Massues.

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Le Centre de Kerpape a essayé d’avoir un nouveau prêt de genoux pour cette période, mais sans succès. C’est donc en catastrophe, à la mi-mai, que nous avons fait un montage financier afin de pouvoir les acquérir pour ce séjour hospitalier – sans ces genoux, nous serions passés à côté d’une véritable rééducation pour se contenter d’une remise en forme. Une course contre la montre pour moi et mon prothésiste – car il fallait aussi refaire les manchons et les emboîtures – mais une livraison juste à temps pour le départ, le jeudi 9 juin.

Le combat pour une vie décente continue, mais je remercie à nouveau tous ceux qui ont contribué à ce que je puisse acheter ces prothèses en temps voulu. L’association a payé une jambe, l’autre a été payée notamment via l’avance sur indemnités qui m’a été allouée à la sortie de l’hôpital afin de pouvoir subvenir à mes besoins actuels. Sans complément de salaire, tous mes frais fixes y sont ponctionnés (sans parler du fauteuil, des aménagements, etc.), mais nous espérons que le FGAO ne traîne pas trop à compléter…

Je me suis préparée en essayant de ne pas être trop en retard sur tout ce que j’ai à faire en dehors de la rééducation. En attendant, j’ai obtenu quelques demi-journées en hôpital de jour afin de retourner un peu dans l’eau et de continuer à marcher avec Marion. En parallèle, Déborah m’a confiée à Laura, une kiné qui travaille dans le même cabinet qu’elle. Encore une autre manière de pratiquer, mais ô combien bénéfique malgré le fait que tout cela se fasse sur des genoux dont j’ai le sentiment d’être allée au bout des possibilités (pour mon cas de double amputée).

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caroline

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