Première rencontre avec le FGAO…

Caro FGaOce au mur

 

Lorsque nous avons reçu la première convocation du Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO) chez le médecin-conseil du Fonds, ce fut un soulagement. Enfin, le processus était enclenché !
La route fut sinueuse pour un simple rendez-vous.
Tout d’abord, j’ai changé d’avocat. Sentiment de défaut de soutien, appât du lucre, et petite faute à mes yeux, ont fini de me convaincre : cet avocat n’était pas le bon. Aujourd’hui, j’en ai deux pour le prix d’un et j’ai véritablement l’impression que le boulot est bien fait et que je suis soutenue.
Ensuite, le FGAO a choisi de dépêcher son prothésiste dès cette première rencontre, fait apparemment inhabituel mais que j’ai trouvé de très bon augure pour discuter d’un des volets qui m’intéresse le plus : des prothèses perfectionnées, au plus tôt, pour que je puisse en profiter maintenant avant que je ne sois physiquement plus capable de le faire.
Du coup, nous avons tenu à ce que ma prothésiste des Massues soit là pour qu’ils puissent ensemble parler le même langage. Première demande à ma prothésiste qui en fait part à son responsable, puis : « Caroline, il faudra faire faire par votre avocat une demande en bonne et dûe forme ». Deuxième demande sans réponse concrète, dix jours avant le rendez-vous, je m’enquiers de la situation. Élodie me dit juste que « c’est NON Caroline, je suis désolée pour vous, je ne connais pas la raison du refus ». Et bien moi, je veux savoir. Accessoirement, je paie mon avocat pour écrire ce genre de lettre, j’ai l’impression que tout a été bien fait comme il faut et on m’inflige un « non » sans autre explication. On me renvoie à la cadre puis au cadre des cadres, qui lui, me renvoie à l’administration, qui elle, refuse de me voir parce que « non-habilitée à recevoir des patients ». Au bout d’un moment, le petit manège me tape un peu sur les nerfs. Je finis par apprendre par des moyens détournés que le courrier aurait dû être adressé à la direction et non à la prothésiste. Bon, ce serait donc une histoire d’ego, j’en parle à mon avocat qui me refait le courrier et l’envoie dans la foulée. Toujours pas de retour jusqu’à une réponse négative… quelques heures avant le rendez-vous !
Désormais, je fais bien la différence entre le service-même des amputés (que l’on appelle familièrement « GM2 ») et l’administration des Massues qui finalement est bien loin des patients et vous refuse un soutien lorsque vous en avez besoin malgré toute la pub que vous leur avez indirectement fait ! Fermons la parenthèse sur cet incident.
Comme j’avais vu venir le truc , mon plan B était de convoquer la prothésiste externe aux Massues avec laquelle je commençais de travailler puisque je suis désormais en hôpital de jour. Elle commençait seulement à me suivre, mais c’est une femme compétente qui pouvait comprendre rapidement la situation. Elle, elle est venue, et elle l’a fait sur ses vacances ! Merci Aude 🙂
Enfin, ce rendez-vous, il se prépare. Il faut que vous racontiez toute votre histoire une nouvelle fois au médecin-conseil désigné par mon avocat. Encore une fois, on remue tout, sachant qu’il faudra, à mon grand dam, encore et encore le faire. Pas facile.
Une fois le rendez-vous arrivé, c’est la même chose. On reparle de l’accident, de votre vie d’avant, des difficultés de votre nouvelle condition. C’est une première rencontre, on survole, c’est plutôt speed. Ensuite, ils m’ont demandé de sortir et ont débattu entre eux chacun des postes de préjudice. À ce jour, j’attends le rapport du médecin-conseil du FGAO pour savoir réellement ce qu’il en est. Prochaine rencontre dans un an… Je l’espère, enfin équipée de mes superprothèses !!!

caroline

3 commentaires

  1. coucou c’est moi j’éspere que tu vas bien et que tout s’arrange pour toi caro.
    j’ai vu que tu as changé d’avocat et j’éspere que tu as pris le meme que moi ME ARCADIO DOMINIQUE c’est le meilleur
    moi,j’ai eu une periode ou j’ai rien fait de ma sortie des massues à fin janvier et là je redemarre ça m’a saoulé j’ai préféré faire une pose et m’occuper de mes 4 enfants rattraper un peu le temps perdu.
    j’étais aussi malade j’ai chopé une infection pulmonaire ,maintenant ça va je suis passe à la CRCI à paris le 05 fevrier et les fautes médicales ont été reconnues, enfin.et j’ai vu le medecin mis en cause il était là .
    maintenant j’attends leurs propositions et bien sur si ça me plait pas j’irai au pénal ils ont 4 mois pour faire des propositions .
    sinon je ne marche pas toujours pas de prothèses définitives elles me font mal elles me vont pas toujours pas démenagé pas de rééduc ça me saoule les massues j’y suis pas retourner il faut que je prenne rdv j’avais vraiment tout arreté mais le moral est là et ça avance un peu dans tout les domaines gros bisous à Pierre et Maryline garde la peche et le moral à bientot

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  2. Je confirme nous avons affaire de plus en plus à des personnes avec des égo surdimensionnés alors qu’elles devraient le mettre de côté surtout dans le milieu médical.

    Courage et bonne chance pour la suite

    Fabienne

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